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Chaque année, des milliers de jeunes filles et jeunes garçons sont utilisé.e.s comme enfants soldat.e.s. Une réalité trop peu entendue et écoutée dans laquelle des enfants du monde entier grandissent dans une atmosphère de violences physiques, psychologiques et même parfois sexuelles. C’est une véritable stratégie de « guerre sale » qui est mise en œuvre par des groupes ou des forces armées de différents pays. Ces jeunes êtres humains censés représenter le futur de leur nation, se voient confrontés à une réalité bestiale et guerrière. Il n’est plus question de conserver son âme d’enfant. Dans les 20 pays qui recrutent encore des enfants soldat.e.s au XXIème siècle, il n’est plus question d’être un.e enfant, ni même un être humain. C’est une nouvelle forme d’esclavage moderne. 

Le 12 février marque chaque année la date de la Journée internationale contre l’utilisation d’enfants soldat.e.s. Cette journée est observée depuis 2002, suite à l’entrée en vigueur du Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés. Elle vise à sensibiliser à la réalité vécue par les enfants soldat.e.s, ainsi qu’à insister sur la nécessité de leur venir en aide.

La « guerre sale » 

Dans ce monde qu’est la guerre, il n’y a plus d’humanité, de moralité ou d’éthique. Le cercle vicieux de l’exploitation humaine incarne le quotidien de ces enfants. Ces dernier.e.s perdent le droit d’être jeunes et insouciant.e.s. On les arrache à l’enfance et aux bras de leurs parents. Ce type de guerre peut être répertorié sous le nom de « guerre sale » ou « dirty war » en anglais, où de nouvelles stratégies sont désormais pratiquées par des États ou des acteur.rice.s non étatiques. Cette expression a été utilisée pour la première fois en France lors de la guerre d’Indochine1, entre 1945 et 1954, et désignait à l’origine la lutte vicieuse de l’armée française contre le Viêt Minh2. Le terme de « guerre sale » devient ensuite synonyme de l’utilisation généralisée de la torture et autres atrocités dans le conflit algérien entre 1954 et 1962. Dans les années 60, le terme espagnol « guerra sucia » a également été utilisé pour décrire la répression étatique en Amérique latine (en Argentine3 plus précisément). Dans les années 70, cette expression est entrée dans l’usage courant et a été utilisée pour décrire le schéma général de répression de la dissidence interne, souvent aux mains des dictatures militaires dans le reste de l’Amérique latine, à la même période. Enfin, plus récemment, elle a été utilisée pour symboliser des conflits où des stratégies telles que le génocide et le viol ont été déployées contre les populations civiles (Smith et Roberts, 2008). Smith et Roberts définissent la guerre sale « comme une campagne systématique de violence dirigée contre une partie de la population civile où les auteurs visent à dissimuler à la fois l’étendue de la violence et l’étendue réelle de leur implication dans le but premier de créer la peur à des fins politiques ».

Nous pouvons donc considérer que l’utilisation d’enfants soldat.e.s correspond à une stratégie de « guerre sale ». Les enfants soldat.e.s sont utilisé.e.s à des buts spécifiques : gagner la guerre, assouvir les besoins sexuels des soldat.e.s, augmenter la main d’œuvre, formater des militaires depuis leur plus jeune âge afin d’avoir une armée malléable et à l’écoute. Ils.elles ne sont plus considéré.e.s comme des enfants, mais plutôt comme des armes. Cette campagne systématique de violences est alors réalisée par de jeunes gens qui ne reverront plus jamais leurs parents.

L’utilisation des enfants soldat.e.s 

Il nous semble que le mot « recruté.e.s » est naïf et inadapté à la réalité. Car en réalité, ces enfants sont plutôt enrôlé.e.s, forcé.e.s, contraint.e.s de rejoindre ces groupes armés et même parfois kidnappé.e.s. Mais d’une façon générale, ils.elles sont utilisé.e.s. à la fois physiquement et psychologiquement, en devenant des combattant.e.s, des cuisinier.e.s, des porteur.euse.s ou encore des messager.ère.s pour des forces armées gouvernementales ou des groupes rebelles. Toutefois, ce ne sont pas seulement pour ces rôles qu’ils.elles sont récupéré.e.s. En effet, beaucoup de jeunes filles ainsi que de jeunes garçons sont utilisé.e.s à des fins sexuelles par exemple. 

« en guise d’initiation militaire, les enfants soldats sont contraints de piller des villages (parfois les leurs), de violer, de torturer et de tuer sous la menace de mort exercée par les chefs de guerre » (Daxhelet et Brunet, 2013)

Les majorité des enfants soldat.e.s sont quand bien même utilisé.e.s à des fins stratégiques et militaires : poser des bombes, creuser des tranchées, piller des villages, tuer des forces ennemies etc. En effet, on ne va pas soupçonner un.e jeune enfant d’être un.e espion.ne pour les forces rebelles ou d’être un.e kamikaze. Notamment lorsque des forces occidentales interviennent dans des pays africains ou du moyen-orient, elles ne se doutent pas d’une telle menace déguisée et peuvent par exemple mourir sous les balles ou les bombes d’enfants soldat.e.s4. Comme l’expliquent Daxhelet et Brunet (2013) « ces petits militaires que nous appelons enfants soldats sont des combattants redoutables faisant preuve d’une agressivité démesurée ». Ils continuent en décrivant leur enrôlement et leur quotidien : « en guise d’initiation militaire, les enfants soldats sont contraints de piller des villages (parfois les leurs), de violer, de torturer et de tuer sous la menace de mort exercée par les chefs de guerre. Ensuite, ces gestes, ils les répètent volontairement de façon quasi quotidienne dans leur nouvelle vie de soldat ». Ils subissent ce qu’on appelle un processus de « socialisation guerrière » (Legrand et Weissman, 1995). C’est une culture de la violence qui s’installe avec l’imposition de nouvelles valeurs. Ce sont à la fois des bourreaux et des victimes. 

Etude de cas : la Syrie 

C’est en février 2007 qu’a eu lieu la Conférence internationale de Paris « Libérer les enfants de la guerre »5. Et pourtant, aujourd’hui encore, des enfants associé.e.s aux groupes armés sont recruté.e.s et exploité.e.s dans 20 pays : Afghanistan, République centrafricaine, République Démocratique du Congo, Irak, les territoires palestiniens, Liban, Libye, Mali, Birmanie, Somalie, Soudan du Sud, Soudan, République arabe syrienne, Yémen, et dans des situations non saisies par le Conseil de sécurité de   l’ONU : Colombie, Inde, Nigéria, Pakistan, Philippines, Thaïlande (France culture, 2017). 

Le pays le plus touché par les recrutements d’enfants soldat.e.s. est la Syrie. En effet, on parle beaucoup de l’utilisation d’armes chimiques du conflit Syrien, mais très peu de l’utilisation de ces enfants au sein des rangs de différents groupes militaires et idéologiques.

Répartition des recrutements avérés d’enfants soldat.e.s en Syrie

*dont 124 garçons de 10 à 15 ans en centres d’entraînement militaire à ALep, Deir el-Zor et Raqqah / Source : France Culture 

La journaliste du Huffington Post, Elise Boghossian (2019) explique « entre la présence combinée de cellules dormantes terroristes, les djihadistes exfiltrés de Syrie et les milices chiites, les enfants continuent d’être recruté.e.s ». La reporter continue :  « livrés à eux-mêmes à l’épreuve de la rue, ils construisent un semblant d’organisation, semblable à une meute, promeuvent leurs codes et élisent caïds et chefs intermédiaires. Ces enfants en Syrie ont été transformés en véritables machines à tuer, certains les qualifient même de « bombes à retardement » ». Ces phénomènes de rassemblement sont semblables à ce qu’a théorisé Sageman (2000) – à propos de la radicalisation des terroristes – comme étant des « groupes de mecs » (théorie Bunch of Guys en anglais). Plus précisément, la deuxième étape de sa théorie – la socialisation – où l’on voit apparaître la formation de cliques, des amitiés intenses, avec une intensité des croyances « en spirale vers le haut », les liens sociaux entre les membres sont très forts avec un processus  cognitif de création de groupe. Ces enfants, livré.e.s à la loi de la rue et de la guerre, se protègent comme ils.elles peuvent en essayant de créer une sorte de conscience de groupe. 

Dans une interview pour TV5 Monde en 2013, Leïla Zerrougui6 explique comment les enfants sont embrigadé.e.s dans les groupes armés syriens, dommages collatéraux du conflit Syrien : « (…) ce n’est pas un conflit qui force de façon violente les enfants à rejoindre les groupes armés, comme c’est le cas ailleurs, en Sierra Leone, par exemple. Mais il y a une pression psychologique, sociale et une adhésion parfois inconsciente des enfants. Certains ont été recrutés parce que, dans leur famille, leur communauté, des parents ou des adultes font partie d’un groupe armé et ils entraînent les enfants. Il y a aussi des situations où les enfants rejoignent eux-mêmes ces groupes armés, parce qu’ils sont convaincus ou manipulés, ou qu’eux-mêmes, dans le contexte actuel, considèrent que c’est leur devoir de se joindre à un groupe armé pour défendre leur communauté et jouer un rôle militaire. » Elle explique également que dans certains cas où les familles sont contre le recrutement de leurs enfants, les groupes armés exercent une telle pression qu’elles sont obligées de céder. Ces enfants Syriens se voient donc voler leurs futurs, soit de force, soit de leur « plein-gré » qui n’est qu’en fait le résultat d’une forte manipulation idéologique et psychologique. 

Le contexte Syrien n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, prouvant une fois encore les dégâts de la guerre sur sa population civile et sur une génération qui est censée être le futur du pays. Ces enfants n’ont pas accès à l’éducation, à une alimentation saine et à un environnement psychologique adapté à leurs besoins. Ils.elles sont violenté.e.s, manipulé.e.s voire même tué.e.s à la guise de leurs bourreaux. Des mesures pour leur venir en aide sont donc primordiales.

Les plans d’actions de l’UNICEF : « libération, réinsertion, prévention »

Derrière toute cette horreur, des Organisations Non-Gouvernementales (ONG), des associations, des gouvernements ainsi que l’ONU et ses différentes branches tentent de lutter contre cette forme d’esclavagisme moderne. Ainsi, l’UNICEF travaille durement à la sensibilisation aux enfants soldat.e.s :  « qu’ils soient témoins des conflits ou forcés d’y prendre part, ces enfants et adolescents sont avant tout des victimes : réduits à la servilité, violentés, abusés sexuellement, exploités, blessés… Privés de leurs droits et de leur enfance, ils subissent les lourdes conséquences physiques et psychologiques de cet enrôlement… quand ils ne sont pas tués » (UNICEF France, 2016). 

Selon les chiffres de l’UNICEF, on estime aujourd’hui que 10 000 enfants, dont certain.e.s ont à peine 8 ans, participent à pas moins de 15 conflits armés dans le monde. C’est donc autour de trois objectifs que l’UNICEF concentre son énergie à la lutte contre cette traite : libération, réinsertion, prévention. La libération consiste à libérer les enfants soldat.e.s, y compris pendant un conflit armé avec l’aide des commandements des forces armées et d’un fort travail de réseau. La réinsertion a pour but d’aider les enfants à se réhabituer à la vie civile par le biais d’un accès à l’éducation, à une formation professionnelle et à un emploi (pour les plus âgé.e.s), d’un suivi psychosocial et d’une forte assistance. Enfin, la prévention consiste à venir en aide aux enfants vulnérables (les orphelin.e.s et aux plus pauvres notamment), d’empêcher que leur route croise celle d’une milice armée un jour. Comme expliqué dans leur rapport7 : « UNICEF mène également des programmes de prévention au recrutement, et promeut un cadre légal qui interdit le recrutement et l’utilisation d’enfants dans les groupes et forces armés, notamment à travers la ratification et l’application du Protocole facultatif à la Convention internationale des droits de l’enfant concernant leur implication dans les conflits armés, ainsi que l’adhésion aux Engagements de Paris qui s’accompagnent des Principes de Paris ». Ainsi, depuis 1998, plus de 100 000 enfants ont été libéré.e.s et ont reçu un soutien pour leur réinsertion dans la vie civile. Les libérer de cet enfer n’est pas suffisant, il faut également essayer de leur réapprendre à vivre en société, et, avec beaucoup d’espoir et de persévérance, leur redonner leur âme d’enfant. 

Les plans d’actions de l’ONU : la paix 

Si certains progrès sont constatés, c’est notamment grâce à « l’engagement continu des Nations Unies avec les parties au conflit, autour des plans d’action et d’engagements (…) telles que des lois sur la protection de l’enfance, la justice pour les victimes et un meilleur accès des acteurs de la protection de l’enfance afin de libérer les enfants recrutés » (ONU Info, 2020). 

En 2019, plus de 30 plans d’action8, feuilles de route, ordres de commandement et autres mesures visant à protéger les enfants ont été prises par les parties au conflit avec l’engagement des Nations Unies, dont beaucoup ont conduit à la séparation des enfants des rangs des groupes armés (ONU Info, 2020). Mais ce cycle de violence ne peut prendre réellement fin que si les enfants sont suivis via un processus de réinsertion poussé. L’éducation, le soutien psychosocial, la santé et l’emploi sont pour l’ONU les points clés d’une réinsertion réussie. Ces efforts de prévention ont permis de « libérer ou de séparer plus de 13.200 enfants des forces armées ou des groupes armés »  (ONU Info, 2020) en 2019, un nombre non négligeable, mais est-ce suffisant ? 

« Le refus de l’accès humanitaire aux enfants a augmenté de plus de 400%, avec 4.400 incidents    vérifiés » (ONU Info, 2020)

Principaux pays ne respectant pas les droits des civil.e.s en tant de guerre

Source : ONU Info, 2020

Des efforts de prévention renforcés ont bénéficié aux enfants en 2019, ce qui a permis de libérer ou séparer plus de 13.200 enfants des forces armées ou des groupes armés. Ces efforts comprennent l’engagement régional pour la paix, conformément à la résolution 2427 (2018) du Conseil de sécurité, et la volonté politique des parties d’engager un dialogue de paix et de déclarer des cessez-le-feu. « La paix reste le moyen le plus puissant pour réduire les violations contre les enfants. Je me fais une nouvelle fois l’écho de l’appel du Secrétaire général à un cessez-le-feu mondial, non seulement dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19, mais aussi au-delà, car les enfants dans les conflits armés et leurs familles ont un besoin urgent de paix – et de la protection qui l’accompagne », explique Virginia Gamba9.

Recommandations cinématographiques 

Réalisé par Edward Zwick, le film Blood Diamond retrace le parcours d’un trafiquant de diamant Danny Archer (incarné par Leonardo DiCaprio), du père de famille Solomon Vandy (joué par Djimon Hounsou), et de son fils, Dia Vandy (interprété par Kagiso Kuypers). Solomon est réduit à l’esclavage dans des mines de diamants tandis que son fils est kidnappé par des groupes rebelles armés. On y voit la transformation psychologique éprouvante de Dia. Arraché de sa famille très jeune, il se retrouve dans un monde de haine et de violence. On lui apprend à tirer, mais également à tuer. L’objectif de ces groupes armés étant de transformer ces jeunes garçons frêles et innocents en de vraies machines à tuer. Un film émouvant et poignant. 

Le film Beasts of No Nation, sorti en 2015 et réalisé par l’américain Cary Joji Fukunaga, témoigne également du sort des enfants soldat.e.s. Il dévoile l’histoire d’un jeune Africain de l’Ouest contraint d’intégrer un groupe de combattants mercenaires et de devenir un enfant soldat. Il s’agit d’une adaptation du roman du même nom publié en 2005 par le nigérian Uzodinma Iweala. C’est au Ghana que se déroule l’histoire d’Agu, rattrapé par une guerre civile qu’il ne comprend pas. Devenu orphelin, il est happé par la guerre, qui le transforme en enfant soldat sous les ordres d’un charismatique et psychotique commandant d’une armée rebelle.

RÉFÉRENCES

DAXHELET, M. & BRUNET, L. (2013). Le vécu des enfants soldats. Cheminement psychique et transformations identitaires. La psychiatrie de l’enfant, 1(1), 219-243. [online]. Available at: https://doi.org/10.3917/psye.561.0219   

SMITH, M. L. R. & ROBERTS, S. (2008). “War in the gray: exploring the concept of dirty war.” Studies in Conflict & Terrorism. no. 5. pp. 377–398.

LEGRAND, J.-C. & WEISSMAN, F. (1995). Les enfants soldats et usages de la violence au Mozambique. Cultures & conflits, (18).

RENARD, C. (2017). 20 pays recrutent encore des enfants soldats. France Culture. [online]. Available at: https://www.franceculture.fr/geopolitique/20-pays-recrutent-encore-des-enfants-soldats. [Accessed 11 Jan. 2021].

BOGHOSSIAN, E. ‌ (2019). BLOG – Ces enfants-soldats enrôlés par Daech appelés “bombes à retardement”, je les ai rencontrés. Le HuffPost. [online]. Available at: https://www.huffingtonpost.fr/entry/ces-enfants-soldats-de-daech-appeles-bombes-a-retardement-je-les-ai-rencontres_fr_5d569e4be4b056fafd0aa8c5. [Accessed 09 Jan. 2021].

BARON, L.  (2014). TV5MONDE. Syrie : les enfants-soldats au front. Available at: https://information.tv5monde.com/info/syrie-les-enfants-soldats-au-front-4686  [Accessed 09 Jan. 2021].

N.D. (2019). Journée internationale des enfants soldats. Visiondumonde.fr. [online]. Available at: https://www.visiondumonde.fr/actualites/journee-internationale-des-enfants-soldats. [Accessed 12 Jan. 2021].

UNICEF France. (2020). Enfant-soldat au Soudan du Sud, Anna raconte sa traumatisante expérience. Available at: https://www.unicef.fr/article/enfant-soldat-au-soudan-du-sud-anna-raconte-sa-traumatisante-experience. [Accessed 02 Jan. 2021].

Human Rights Watch. (n.d.). Enfants soldats | Human Rights Watch. [online]. Available at: https://www.hrw.org/fr/topic/childrens-rights/enfants-soldats. [Accessed 10 Jan. 2021].

UNICEF France. (n.d.). Les engagements de Paris Version Consolidée. Unicef. [online]. Available at: https://www.unicef.org/french/protection/files/Paris_Commitments_FR.pdf [Accessed 15 Jan. 2021].

UNICEF France. (2007). Les principes de Paris, Principes directeurs relatifs aux enfants associés aux forces armées ou groupes armés. Février 2007. Unicef. [online]. Available at: https://www.unicef.org/french/protection/files/ParisPrincipesFrench310107.pdf [Accessed 15 Jan. 2021].

UNICEF France. (2016). Enfants soldats.  Unicef. [online]. Available at: https://www.unicef.fr/dossier/enfants-soldats.  [Accessed 12 Jan. 2021].

FUKUNAGA, Cary J. (2015). Beasts of No Nation. Netflix. 136 minutes.

ZWICK, Edward. (2008). Blood diamond. The Bedford Falls. 142 minutes.

Pour citer l’article :

DIDIER, C. (2021). Les enfants soldat.e.s, une socialisation guerrière par la force et la manipulation. Generation for Rights Over the World. growthinktank.org. [online] Mar. 2021.

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1 Opposant l’Union française au Việt Minh, le conflit aboutit, à la suite des accords de Genève, à la fin de la Fédération indochinoise et à la partition du territoire vietnamien en deux États rivaux : République démocratique du Viêt Nam et Sud-Viêt Nam. La guerre d’Indochine fit plus de 500 000 victimes et fut suivie par la guerre du Viêt Nam (1955-1975).
2 Le Viêt Minh était une organisation politique et paramilitaire vietnamienne, créée en 1941 par le Parti communiste vietnamien, luttant pour l’indépendance du Viêt Nam. Par extension, Viet désigne en français un membre du Viet Minh.
3 La « Révolution argentine » (1966-1973) est le nom officiel de la dictature militaire instaurée par le coup d’État du 28 juin 1966 qui renverse le président Arturo Illia (UCRI), élu en 1963. Influencée par le national-catholicisme, la dictature tente de « moderniser » et de « rationaliser » le pays tout en interdisant les partis politiques, espérant ainsi résoudre le problème de l’instabilité politique du pays, permanente depuis la proscription du péronisme par la « Révolution libératrice » de 1955 : le coup d’État qui avait amené le général Juan Perón au pouvoir.
4 Nous recommandons les premières images du film American Sniper (2014) qui image parfaitement cette situation.
5 Engagements de Paris en vue de protéger les enfants contre une utilisation ou un recrutement illégaux par des groupes ou des forces armés et les Principes directeurs relatifs aux enfants associés aux forces armées ou aux groupes armés.
6 Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour les enfants et les conflits armés.
7 UNICEF France. (2016). Enfants soldats. Available at: https://www.unicef.fr/dossier/enfants-soldats.  [Accessed 12 Jan. 2021].
8 Le Guide pratique à l’intention des médiateurs pour la protection des enfants dans les situations de conflit armé, lancé au début de 2020 en fait partie.
9 Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés (CAAC).

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