« JULIAN » est pour chacun.e d’entre nous avant d’avoir vu ce film, un simple prénom. Il est maintenant un cri de fierté, de militantisme et d’amour. Un plaidoyer vibrant pour la reconnaissance universelle de l’amour homosexuel. « JULIAN », retrace l’histoire de deux femmes qui s’aiment tant qu’elles décident de faire de leur couple un symbole à l’international en se mariant dans chaque pays où elles le peuvent. Leur projet, « 22, une célébration mondiale de la diversité », inspiré d’une histoire vraie et porté à l’écran par Cato Kusters dans « JULIAN », débute par une envie, prononcée un soir : « Et si on se mariait partout, dans tous les pays où on a le droit ? Comme ça les gens verraient qu’il n’y en a pas beaucoup mais on les célèbrerait tous ». C’est ainsi que Fleur et Julian, superbement incarnées par Nina Meurisse et Laurence Roothooft sont parties, en 2017, pour ce qui devait être un an et demi de voyage autour du monde à travers les 22 pays, où leur union pourrait être célébrée. Ce film est beau dans sa célébration de l’amour lesbien simplement en tant qu’amour. Il rappelle par la maladie de Julian qu’elles sont confrontées aux mêmes problématiques qu’un couple hétérosexuel, et devraient donc avoir accès aux mêmes droits. Ce film fait connaître au grand public un projet majeur grâce à une mise en scène fine et aux talents incontestables des deux actrices. Il nous rappelle qu’en 2026, bien que cela ait évolué depuis les 22 pays de 2017, le mariage entre personnes de même sexe n’est légal que dans 38 des 196 pays du monde ; et souligne aussi l’importance de cette évolution : « Je veux juste me marier avec toi, et quand j’étais petite je n’aurais jamais imaginé que ce soit possible ». Si grâce à des personnes comme Fleur Pierets et Julian P. Boom la situation des personnes homosexuel.le.s dans le monde s’améliore, ce film nous rappelle aussi qu’un long chemin reste encore à parcourir.




